Vous avez tué la beauté du monde!

Par Sangria, paru le 19 mai 2010

Catégories : environnementhistoirelittérature

Mots clefs : beauté, environnement, herbes rouges, poete, terre

Connaissez-vous Huguette Gaulin Bergeron? Je vous raconte…

Cette femme, poète, née à Montréal, ayant publié un recueil « Lecture en vélocipède » (édition les Herbes rouges 1970-1971) qui pour plusieurs représentais une lecture exclusivement faite pour les initiés et qui pour d’autre, représentais la découverte d’une Å“uvre de grand cru et fut salué par la critique.

Je vous parle de cette femme, cette poète, qui a mis fin à ses jours par immolation sur la Place Jacques Cartier à Montréal devant les gens qui étaient assis à admirer le paysage. Je vous parle de cette femme car, en plus d’être poète, elle était visionnaire, oui oui, visionnaire! Elle s’acharnait à amener la question de l’écologie dans les débats publics (qui n’étais certes pas, le sujet de l’heure!), d’où ce geste désespéré où elle s’écria: “Vous avez tué la beauté du monde”. Elle n’avait que 28 ans.

Luc Plamondon s’en est inspiré une chanson : Ne tuons pas la beauté du monde interprété par Diane Dufresne

Je vous parle de cette femme, poète et visionnaire, pionnière de l’écologie au Québec, qui, selon moi, devrais être connue et reconnue par tous les québécois et québécoise car, en ce moment même sur la terre il y a nombreuses catastrophes provoquées exclusivement par nous les humains. Fils et filles de cette Terre qui est notre Mère et dont nous sommes indignes.