Par Blanche Jubert, paru le 19 août 2010
Catégories : littérature • loisirs
Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire (A Series of Unfortunate Events en version originale) est une série de treize romans pour la jeunesse écrite par l’écrivain Daniel Handler sous le pseudonyme de Lemony Snicket, et illustrée par Brett Helquist. À travers treize tomes, la série décrit les malheurs de Violette, Klaus et Prunille, après l’incendie ayant coûté la vie à leurs parents. Si leur persévérance leur permet régulièrement d’échapper aux manigances du Comte Olaf, personnage machiavélique prêt à tout pour s’emparer de leur fortune par tous les moyens possibles, leurs talents respectifs ne réussissent pas à les sortir d’une série de catastrophes en tous genres qui ne cessent de s’abattre sur eux.
La série s’est fait entre autres connaître pour sa narration résolument pessimiste, son humour noir, son narrateur fictif Lemony Snicket, et ses références constantes à la littérature et la culture en général. Traduits en 41 langues à ce jour, on estime que plus de 55 millions d’exemplaires de ces romans ont été vendus à travers le monde.
Lemony Snicket a un style narratif très particulier et immédiatement reconnaissable :
L’humour caustique développé par l’auteur tourne parfois au cynisme, ce qui s’explique probablement par un passé émaillé de coups du sort et autres catastrophes. Cet état d’esprit nous vaut des commentaires amers tels que : « La triste vérité est que la vérité est triste… ».
Il arrive souvent que Snicket anticipe sur la suite des évènements, ce qui ne l’empêche pas d’entretenir un certain suspense.
À cet égard, les surprises ne manquent pas au fil des pages : il peut arriver par exemple que celles-ci soient vierges de tout message ou imprimées à l’envers.
Si la langue utilisée reste assez simple, les allusions littéraires sont nombreuses et le vocabulaire est parfois soutenu.
Lemony Snicket donne ainsi la définition des expressions et des termes qui pourraient sembler compliqués. Introduites par la formule « mot / expression qui signifie ici… », ces définitions sont toutefois assez insolites et bien souvent, elles ne s’appliquent qu’au contexte en laissant de côté la signification générale.
Le narrateur abandonne parfois le fil du récit pour parler de tout autre chose (qu’il s’agisse de sa vie personnelle ou de faits divers). Le lecteur voit alors se brouiller la piste qu’il s’efforçait de suivre et se demande souvent où Lemony Snicket veut en venir. Au fur et à mesure des tomes, on s’aperçoit néanmoins que ces digressions ne sont pas sans importance et peuvent même révéler des détails indispensables à la compréhension globale de l’intrigue.
En dépit du caractère absurde de la série, son auteur persiste à affirmer que ces chroniques sont bel et bien authentiques et qu’il est de son « devoir » de les retranscrire.
Dès que l’histoire menace de devenir déprimante, Lemony Snicket conseille au lecteur d’arrêter sa lecture afin d’imaginer une issue heureuse aux pérégrinations des orphelins.
Tous les tomes sont dédicacés à Béatrice, une femme jadis aimée dont le destin semble intimement lié à celui des parents Baudelaire.
Chaque prise de parole de Prunille, qui devrait nous sembler incompréhensible dans les premiers tomes de la série, est scrupuleusement “traduite” par Snicket. Au fil du temps, les propos tenus par la benjamine des Baudelaire deviennent toutefois riches d’une symbolique accessible aux lecteurs les plus avertis (leur sens reposant sur des allusions linguistiques ou culturelles souvent subtiles, comme au lieu de “de rien, elle dit: “Denada”) dont l’auteur continue à se faire l’interprète.
Lemony Snicket ne se prive pas de critiquer et de parodier une certaine littérature enfantine dont il déplore la mièvrerie.
Dans ses résumés, Lemony Snicket vise toujours à dissuader le lecteur de prêter quelconque attention à ses livres (comme par exemple quand il dit: “Je te conseillerais bien de jeter ce livre”, tome 8), cela participant sans doute à une démarche inverse, consistant à pousser le futur lecteur à découvrir l’intrigue de ses livres.
Source d’information: wikipédia
Une série d’aventure à découvrir pour les petits comme les grands. Surtout pour la narration pessimiste et très engagé de la part du faux narrateur. Le nom des orphelins sont associés au poète Charles Baudelaire. Et les jeux de mots sont hillarants, même si à la traduction, les mots ont un peu été modifiés.