Par Singulier Pluriel, paru le 17 avril 2010
Catégories : culture • littérature • loisirs
Mots clefs : littérature, livre, Prenoveau, roman
«J’attribue naturellement ma difformité caractérielle à la succession tortueuse des événements qui ont jalonné mon développement, comme ces arbres rabougris des régions boréales que la vie a contraints à croître dans un climat inhospitalier. Seulement, je ne suis pas un arbre… Il serait peut-être temps que j’en finisse avant qu’un jour je n’explose et ne m’en prenne réellement à des innocents.» Non, surtout pas à des innocents: «…et advienne que pourra.»
«Je n’ai pas changé… C’est le côté déprimant de la vie. La tête dit oui, le corps dit non… C’est malheureusement presque fini pour moi… L’inconscience d’être mort tout en étant vivant constitue pour moi une torture pire que de savoir que l’on va bientôt perdre la vie.» Je dois préciser qu’ «Autopsie d’un tireur fou» est un titre qui suggère ma folie plus qu’il ne la confirme. Change-t-on jamais?
Réponse à la lecture de: «Autopsie d’un tireur fou», Serge Prenoveau, roman, Fides 2010.