Par Élisabeth, paru le 13 août 2010
Catégories : arts • généralité • musique
Mots clefs : France, Lestat, mauvais goût, musique, vampire
L’autre jour, dans un élan de curiosité, je voulais trouver un peu plus de vidéos sur le groupe «Les Cyniques», ce grand vieux de la vieille en matière d’humour au Québec. Youtube était généreux, mais j’imaginais que «TagTélé» le nouveau portail de vidéos québécois (Qui est super d’ailleurs) allait m’en apporter le plus. Je tape donc dans la barre de recherche le nom de la bande à Serge Grenier, mais aucune trace de lui ou de quelconque de ses alliés… Seulement des vidéos d’un certain Lestat…
Vous voyez, Lestat et moi, c’est une grande histoire d’amour depuis des années (comme probablement toutes les filles qui ont eu une période ou le noir dominait leur vie) et bien que je l’aie un peu négligé ces dernières années, son nom vient toujours chatouiller joyeusement mes oreilles. Ces comme un acquis, vous voyez? Alors, je me devais de voir ce que cet artiste avait à m’offrir, moi, grande fan incontestée! Quelle  fut ma déception…
Non seulement, ce garçon ne sait manifestement pas qu’il est ridicule de sortir un album lorsque notre physionomie bucco-dentaire nous fait « Zézayer», mais il s’approprie le nom d’une légende fictive, l’une des plus «classes» dans toutes les histoires vampiriques qui furent écrites, alors que celui-ci ressemble à un croisement entre Antoine Bertrand dans son rôle de Junior Bougon, et d’un «wannabe» David Bowie négligeant son apparence. Ça, c’est vraiment le côté superficielle de ma critique, mais d’un côté plus profond, l’amante du vampire fut gravement choquée. On ne peut, d’après moi, pas personnifier un personnage fictif si on ne lui ressemble pas à la base (Un grand grand blond bouclé, svelte et charismatique, voir hypnotique). La personnalité joue aussi pour beaucoup. Lestat était un grand farceur, un grand testeur, un espèce de grand enfant qui s’amusait beaucoup aux dépends des  autres parfois. Il est donc illogiques qu’on lui attribue une personnalité de grand émotif, voir «feluette», reprennant les succès de Mylène Farmer, alors que le style de musique qu’il faisait dans «La Reine des Damnés» sonnait beaucoup plus comme un rock gothique du genre Sisters of Mercy. Le Faux Lestat a en fait un « super hit», Outre Tombe (2009), qui s’avère être de l’electro-pop. Voyez-vous Anne Rice écrire un succès electro-pop? Un genre d’Helmut Fritz Emo?Je ne crois pas…
Vous pouvez en juger par vous même, vous pouvez même dire que la liberté d’expression rend son art totalement recevable. Je suis même d’accord… Mais soyons franc, j’aurais préférée qu’un autre plus fidèle essais avant lui. Maintenant, il a les droits… Et on est pogné avec.
Je t’aime Mélancolie, chanson de Mylène Farmer, reprise par le sublime Lestat: